Profil socioéconomique

Situation géographique

La municipalité de Ste-Angèle de Mérici est située dans la région de la Mitis, à environ 20 kilomètres de la rive sud du fleuve St-Laurent. Les assises du village touchent la route 132 via la Matapédia. Son territoire a été défini lors de son érection civile en 1869, prenant une partie des rangs IV, V, VI et VII de la seigneurie Lepage-Thivierge, une partie des rang III, IV, V et VI du canton Fleuriaultl auxquelles s’ajoutent une partie des rangs  I, II, A,B,C et D du canton Cabot.  Sa superficie totale comprenait alors une étendue de forme irrégulière ayant environ neuf milles de front sur environ huit milles de profondeur. Le dernier recensement (2014) indique que la municipalité s’étend sur 106.92 kilomètres carrés.

 

Géologie et toponymie

À première vue, le territoire de Ste-Angèle présente les caractéristiques d'une vallée sillonnée par la Rivière Mitis qui le serpente d’est en ouest. L'agglomération principale de sa population se trouve surtout dans le village, puis vers l’ouest, jusqu’au confluent de la Rivière Neigette et de la Rivière Mitis et vers le nord, dans la partie de la paroisse qu’on nomme familièrement le Grand Remous. Cette vallée qui s’ouvre vers le nord, est, ce qu’on pourrait appeler la partie centrale de la municipalité.

 

Les terres situées en pente dans le secteur est, font partie des Cantons Cabot et Fleuriault. La route 132 marque le prolongement de la vallée qui s’ouvre à la paroisse voisine de Sainte-Jeanne d’Arc.

 

Le secteur du sud, appelé familièrement les Côtes-de-Roches, forme un plateau offrant de bonnes terres agricoles.  Elles sont inscrites dans le registre  des rangs 3, 4, 5 et 6 du Canton Fleuriault. On y accède par la route 234 qui mène à la paroisse voisine de Saint-Gabriel et aux paroisses du comté de Témiscouata.

 

Population

Selon le décret de population 2016 effectué par le ministère des Affaires municipales et Occupation du territoire, Sainte-Angèle-de-Mérici compte 998 habitants. Ceux-ci occupent 444 logements. La densité humaine se chiffre à 9.8 habitants par kilomètre carré.

L’âge médian est de 46,4 ; 710 Mériciens ont moins de 55 ans.  La paroisse compte 150 enfants ayant moins de 15 ans.

 

Fondation

Un groupe d’habitants vivant dans la région de Neigette (où la rivière Neigette conflue avec la Rivière Mitis) et établis dans les cantons Fleuriault et Cabot présentèrent une pétition à l’évêque de Québec demandant l’érection d’une nouvelle paroisse. C’est le curé de Ste-Flavie qui parraina leur requête mais ce fut l’abbé Charles Cloutier, curé de St-Octave qui le remplaça et présida, à toute fin, la fondation de la paroisse. Aidé par Ambroise Gonthier, premier syndic, il fit construire la première chapelle ouverte au culte en 1865 et veilla à mettre sur pied les structures sociales nécessaires à l’établissement d’une future municipalité. Il suggéra à l’évêque de donner à la nouvelle paroisse, le nom de Sainte-Angèle-de-Mérici,  en reconnaissance envers la seigneuresse Angèle Drapeau, bienfaitrice des œuvres de la future paroisse. En 1868, Mgr Jean Langevin, premier évêque de Rimouski, décréta l’érection canonique de la paroisse dont les 120 familles regroupaient les quelque 800 habitants qui y tenaient feu et lieu. En septembre 1868, l’abbé Damase Morisset devint le premier curé résidant de Sainte-Angèle-de-Mérici.

 

Institutions civiles

La municipalité de Sainte-Angèle-de-Mérici fut érigée civilement le 18 mars 1869.  François Corriveau en fut le premier maire. Les réunions du conseil municipal se tenaient dans la résidence du secrétaire trésorier. En 1917, les habitants du village, décidèrent de se séparer des autres secteurs de la paroisse pour former une nouvelle municipalité. Ce n’est qu’en 1989 que finalement les deux municipalités se fusionneront pour former l’entité municipale actuelle. Toutes les activités concernant l’administration municipale ont leur siège social au 23, rue de la Fabrique.

 

Corporation scolaire

Avant que la Corporation scolaire de Sainte-Angèle soit officiellement érigée en 1867, la Commission scolaire de Saint-Octave ouvrit une première classe qui se tint en la résidence de Bernard Lévesque en 1865. Celui-ci assuma la présidence du premier conseil scolaire. Mlle Angélique Michaud enseigna aux premiers élèves de Sainte-Angèle.

 

La première maison d’école de l’arrondissement du village fut construite en 1869. Les huit autres arrondissements eurent leur école de rang au rythme des demandes des habitants. En 1919 le réseau des écoles de rangs est complété. En 1910, la nouvelle maison d’école du village, qu’on appellera le couvent,  accueillera les Sœurs du St-Rosaire qui dirigeront l’enseignement pendant près de 70 ans. En 1962, toutes les écoles de rang furent fermées et avec la création des Commissions Scolaires Régionales, la Corporation municipale de Ste-Angèle-de-Mérici fut dissoute.

 

Construction de la première église

Avant que l’abbé J.-E.Cyprien Gagné soit nommé à la curé de Sainte-Angèle, le projet de construction d’une église en bois suivait le cours normal de sa réalisation; étude de plans, évaluation des besoins. En fait, ce fut seulement en 1884 que fut célébrée la première messe dans la nouvelle église, et onze ans après le décret de sa construction, le 30 juin 1891, Mgr Albert Blais vint bénir avec toutes les solennités prescrites, la première église de Ste-Angèle. Elle aura servi au culte pendant une vingtaine d’années. On la démolit en 1913, lorsque l’église actuelle put accueillir les fidèles pour les célébrations liturgiques.

 

L’église actuelle

François-Xavier Lebel, curé remplaçant l’abbé J.-Eustache-Cyprien Gagné, prit l’initiative de la construction de l’église actuelle. Les travaux commencèrent en 1907 pour se terminer en 1911. Bien que la première messe y fut célébrée le 31 décembre 1911, l’inauguration officielle eut lieu le 21 juillet 1912 avec le baptême des trois cloches.

 

L’édifice de style néobaroque aura 158 pieds de longueur par 60 pieds de largeur. Les architectes Ouellet et Lévesque de Québec supervisèrent les travaux des contracteurs J.-Henri Morin et Fils de Trois-Pistoles.

 

Quelques dates :

1908 - Bénédiction et pose de la pierre angulaire

1912 - Pose d’un chemin de croix acheté en France par l’entremise de la Compagnie Zénon Paquet de Québec. Il a coûté 550$.

1913 - Bénédiction de la statue de Ste-Angèle au-dessus de l’autel

1915 - Inauguration de l’orgue par le curé David Lebel, musicien. Cet orgue est de la maison Casavan de St-Hyacinthe. Le coût a été de 4000$

1952 - Peinture de l’église et création des fresques ornant le chœur, sous la direction du peintre italien Alfredo Mauro.

1988 - Restauration de l’orgue au coût de 32500$

1993 - Consécration de l’église par Mgr Bertrand Blanchet

2006 - Réparation du plancher du campanile et nettoyage des cloches.

 

 

RESTAURATION MAJEURE À VENIR….

Un programme de restauration majeure de notre église est en voie de réalisation. Le Comité du Patrimoine religieuse du Ministère des Communications et de la Culture du Québec nous offre une subvention qui nous permettra de faire des travaux importants pour la sauvegarde de cet édifice patrimonial, reconnu pour être un des plus beaux de la région du Bas-St-Laurent. 

 

La première étape des travaux consistera à refaire la couverture de l’église, du clocher et la pose de paratonnerres. Le coût de cette phase des travaux s’élève à 319,095,00$. L’exécution de ces travaux est prévue pour 2008.

 

La deuxième phase du projet de restauration sera celle de la réfection des joints de toute la surface extérieure de l’église. Les travaux sont prévus pour 2009 et le coût de cette opération se chiffre à 781,825,00$.

 

Finalement, en troisième lieu, il faudra remplacer les fenêtres et les portes, réparer certaines parties de l’entretoit, refaire le vide sanitaire et exécuter quelques travaux intérieurs de peinture et de replâtrage. 

 

Le Ministère est disposé à nous accorder une subvention pour réaliser ces travaux à condition d’assumer 30% du coût total évalué à 1,406,760,00 $. Les Mériciens ont mis sur pied une vaste opération de souscriptions pour encaisser ces argents que la population intéressée à conserver l’église, voudra bien offrir à la Fabrique de Ste-Angèle-de-Mérici.